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Catalogue des Œuvres

Abysses ~ 100×81 cm

Rien ne peut arrêter le désir ~ 120×100 cm

Catch ~ 100×80 cm

Jusqu’où ? ~ 100×81 cm

Notre Temps ~ 120×100 cm

Nuit et jour ~ 73 x 100 cm

Série Comme le Temps passe : 2 heures ~ 40 x 30 cm

série Comme le Temps passe : 10 heures ~ 40 x 30 cm

Libération ~ 65 x 92 cm

Le Tunnel ~ 80×100 cm

Deux frères ~ 100×80 cm

Enfance ~ 60×92 cm

The End ~ 72×92 cm

Rien n’est stable ~ 100×80 cm

Hommage à Breccia ~ 80×100 cm

Le festin de Balthazar ~ 92×72 cm

La Chose ~ 100×65 cm

Dans le tunnel ~ 80×100 cm

Matinée d’ivresse ~ 73 x 92 cm 

Lui et Elle ~ 73 x 54 cm

Trois petits tours et puis s’en va : la vie ~ 73×54 cm

Mon petit cirque ~ 65×50 cm

Adam & Eve ~ 54×82 cm

Les Dieux ~ 92×73 cm

Chaos ~ 80×100 cm

Quand je crée ~ 93×72 cm

La dernière fête ~ 54×82 cm

Les Préparatifs ~ 60×92 cm

C’est la vie ~ 73×91 cm

Il n’aurait pas dû ~ 100×81 cm

La revanche des enfants ~ 73×100 cm

Le Secret ~ 73 x 92 cm

Le Caroussel ~ 60×92 cm

À suivre ~ 80×100 cm

Scène de chaos ~ 73×91 cm

À vous de voir ~ 100×65 cm

Le Pas qui sauve ~ 54 x 73 cm 

Les Gens ~ 81 x 60 cm

Le Feu ~ 81×54 cm

Index

Revue de Presse

Couverture
FAUST Magazine, #14, juillet 2021, « Les Pépites » p.33

Balthazar KAPLAN «  Dans l’ère du temps »

« Issu de différents axes créatifs, l’artiste combine des fictions picturales volontairement narratives. Ses perspectives assemblent personnages et situations qui s’explorent dans des enchevêtrements de mouvements géométriques et de couleurs denses. Pourtant dans le détail, les saynètes ne sont pas toujours aussi joyeuses qu’en apparence. Les histoires introduites peuvent être tendres comme malaisantes. L’auteur y déploie un style onirique et proche de l’humour dont les dimensions multiples contiennent parfois simultanément des drames enchevêtrés (…).

Conteur par le plan et par le rythme, l’artiste invite l’interaction avec des poèmes visuels curieux et ludiques qui semblent raviver des sensations connues. Parmi elles, son allégorie énigmatique est à l’échelle humaine : nous sommes chacun acteur de la parcelle d’une fresque fondue dans les couloirs du temps où les souvenirs cherchent le contact ».
– Elena Ramos

Notes sur la Peinture

Ces différentes réflexions sont comme un journal de bord
de mon processus créatif. Elles surgissent souvent au cours
même de mon travail. — B. Kaplan

Réflexion 1 :

Nous avons chacun des identités multiples. Quand on crée, ces identités se chamaillent entre elles pour prendre le dessus et occuper le devant de la scène. Parfois l’une l’emporte et chasse les autres, parfois elles se neutralisent. Je pense que les œuvres les plus réussies sont celles où l’une des identités l’emporte suffisamment pour apporter une cohérence apparente, une illusion d’ordre, mais pas complètement : les autres identités sont là aussi, plus ou moins perceptibles, prêtes à tout renverser.

Réflexion 4 :

Je ne suis ni un artiste encore moins un artisan. Je suis un inventeur et un machiniste dont les machines fabriquent du sens.

Réflexion 7 :

« Les images ont toujours été extrêmement puissantes et elles le seront toujours. Si le milieu de l’art s’en détache, son activité deviendra obsolète. Le pouvoir des images restera prépondérant, cela ne fait aucun doute » David Hockney, cité par Martin Gayford, dans Conversations avec David Hockney, Le Seuil, 2011

Réflexion 2 :

On a dit que la peinture occidentale, particulièrement la peinture figurative, avait décliné avec la fin des « grands récits » (religieux ou politiques). Je pense que le temps est venu que cette peinture figurative retrouve cette vocation narrative, mais avec une différence fondamentale : c’est à elle de créer ses propres récits.

Réflexion 5 :

L’art échoue quand le sens précède l’œuvre. Il existe quand l’œuvre délivre un sens inattendu et indomptable.

Réflexion 8 :

« On a besoin de l’image pour accéder aux plus profondes sensations et on a besoin du mystère de l’accident et de l’intuition pour créer cette image » Francis Bacon

Réflexion 9 :

L’image n’a pas dit son dernier mot. Il se peut même que, grâce à la syntaxe venant de la bande dessinée, elle commence ses premières phrases

Réflexion 3 :

J’aime beaucoup cette phrase du sculpteur roumain Constantin Brâncusi : « Moi, avec mon renouveau, je viens d’un lointain très ancien ». Mon lointain très ancien, c’est celui de l’image. Une amie m’a dit : «  au fond, tu es un imagier, au sens médiéval du terme ».

Réflexion 6 :

La peinture classique s’est parfois instrumentalisée au service d’un récit, même si le travail de l’instrument a pris de telle proportion que l’œuvre s’est faite dense, profonde, mystérieuse.

Puis la peinture a éprouvé le besoin de se libérer de cet asservissement et de révéler sa matérialité signifiante. Certains ont même alors parlé de pureté, tout ce qui était narratif relevant de l’impur.

Je peux comprendre cela. Même aujourd’hui, je peux comprendre que devant le chaos bruyant et furieux du monde, on recherche un bol d’air pur, d’absolu. J’aime aussi cette peinture si proche de l’abstraction de la musique – cette forme qui fait émotion en deçà du sens.

Mais la peinture doit également à nouveau se salir. On ne peut pas toujours rester au sommet des montagnes. C’est dans les vallées que ça se passe, l’Histoire.

Or que se passe-t-il dans les vallées ? Le storytelling, les fake news, les écrits à longueur de journée à partir d’images. Et la peinture n’aurait rien à dire ?

Je dis au contraire que le narratif doit redevenir l’une des grandes questions de la peinture. A la fois dans sa forme – construire une syntaxe narrative. Et dans son sujet : affronter ce récitatif qui nous environne, nous pollue, nous manipule en mettant en place son propre récitatif qui s’en joue, qui nous en libère et invite le regardeur à participer à sa propre fabrique d’histoires.